Autour de La Ripaillère

Les héros d’avant 1891, quand ils ne prenaient pas tout au nord le couloir de Clémentière, se chamaillaient des heures durant avec les branches des arbustes, gravissaient le roc dans la broussaille, sans danger il est vrai, mais avec quels ennuis ! Aussi, revenaient-ils souvent de fort mauvaise humeur... »

Samuel Chabert, L’arête méridionale du Néron, 1908
 

 

LES CHEMINS AUTOUR DE LA RIPAILLERE

  
      Faire ripaille, ce terme doit son origine à la vie voluptueuse qu’Amédée VIII, Duc de Savoie, mena dans son château de Ripaille où il s’était retiré en 1439. Beaucoup pensent donc qu’il y avait bonne table au hameau de Ripaillière... Mais le nom du hameau étant très antérieur au XVe siècle, oublions le Duc de Savoie et ses frasques au reste vivement contestées...

Autrefois, les noms des lieux-dits étaient souvent attribués selon les particularités du relief, de la végétation, du climat, d’une activité humaine ou animale. Ainsi, en ancien français, "la rapaille" désignait un bois taillis, des broussailles. Par la suite, on nomma de cette façon le hameau qui s’y établit.

Au XIIIe siècle, les gens prirent pour habitude d’accoler le suffixe "ière" à leurs noms pour désigner leur domaine de sorte que la Rapaille devint la Rapaillière.

Les vicissitudes du langage dues aux idiomes locaux (1) altérèrent presque tous les noms de lieux. Les parcellaires et autres documents sont éloquents à ce sujet, on peut y lire « la Rapaillière ; la Repallière ; la Rappalières ; la Rappallière ; la Repalières » etc...

L’ancien cadastre marque : hau (Hameau) de Repalière ; Dessus Repalière lieu dit en Plat Fournel ; Dessus Repalière lieu dit en amour...

A la fin du XVIIIe siècle, la Rapaillière prend sa forme définitive et devient : la Ripaillère, ce qui ne change pas grand-chose à son étymologie. En effet, selon M. Laurent de Quaix « Une ripe est une terre de peu de valeur, elle peut être aussi bien en prairie qu’en lande qu’en taillis. »

 

Notons par ailleurs l’important éboulement du 10 octobre 1788 « d’une partie du rocher du Neyron vis-à-vis du hameau de Rapallière » ; le consul accorda un dégrèvement de 80 livres à ceux qui en avaient souffert...

 

AU DEPART DE RIPAILLERE